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Mon beau sapin… de bicyclettes

Publié: 28 décembre 2011 dans art
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Aux quatre coins du monde, le vélo ne cesse d’inspirer les esprits créatifs. Dans toutes les cultures et par toutes les… saisons. Pas de raison dès lors que le sapin de Noël échappe à la règle. En Australie, la ville de Sydney a proposé l’an dernier un Treecycle : un sapin composé d’une centaine de vélos recyclés. Peints en vert pour l’occasion. Probablement que le terme ‘illuminé’ n’a jamais été aussi bien porté. A l’autre bout de la terre, dans un registre légèrement différent, l’artiste néerlandaise Maria Koijck a elle aussi réalisé un arbre de Noël à base de cycles recyclés. Ici, une soixantaine d’épaves de bicyclettes ont été ‘vélorisées’ (ça sonne mieux que valorisées, non?). Une réflexion sur les déchets qui a orné une place de Groningen l’hiver dernier.
Vous en connaissez d’autres? Envoyez-moi vos idées de déco pour l’an prochain :)

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Probablement que vous n’imaginiez pas un design aussi minimaliste pour un vélo urbain. Voulant titiller l’imagination, le designer Peter Dudas n’a pas fait dans le détail. Pas de rayons, pas de chaîne traditionnelle et pas une ligne de trop. Et ce qu’il n’a pu supprimer, comme les freins, il l’a caché dans le cadre. En optant pour le carbone, le créatif a aussi poussé la logique du gain de poids à son extrême. Bref, un city bike high tech qui sort des sentiers battus.

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La musique adoucit les moeurs. Mais adoucit-elle aussi l’effort? Trois jeunes designers néerlandais ont voulu creuser une idée toute simple. Si, dans l’absolu, une roue et une dynamo fonctionnent selon le même principe qu’un tourne-disque, pourquoi dès lors ne pas voir dans la roue d’un vélo un tourne-disque en puissance? Ou en souplesse, selon votre style. Les trois compères (Liat Azulay, Merel Slootheer et Pieter Frank de Jong) ont donc tenté de produire de la musique en pédalant. OK pour l’idée d’écouter ses vinyles à la force des mollets, mais dans la pratique? Mollo! Disons qu’une bonne dose de créativité a été nécessaire pour surmonter quelques obstacles techniques qui les ont fait… tourner en rond. Car comment changer de disque avec la fourche? Ou s’assurer que la roue reste suffisamment solide pour supporter le poids du cycliste? Et, surtout, comment éviter que la tête de lecture ne saute en permanence? Mais vous connaissez la chanson : rien n’est impossible pour les vélosophes. Leur prototype ‘Feats per minute‘ a récemment été présenté au grand public et s’apprête à être cloné pour que chaque grande ville puisse découvrir les joies de la musique alitée à vélo. Reste plus qu’à trouver le bon rythme.

'Feats per minute', ou comment écouter ses vinyles à vélo?

Le vélo réduit à sa plus simple expression. Voilà l’objectif que s’était fixé le designer industriel américain Joey Ruiter en se lançant dans la conception de son Inner City Bike. Partant du principe que certains objets ont une telle présence qu’ils ne sont pratiquement plus remis en question, il s’est amusé à sortir des sentiers battus pour redéfinir un des grands classiques, le vélo. Avec un brin de créativité. Première étape : vider le vélo de son sens en le ramenant à un tas de pièces. Deuxième étape : s’interroger sur l’essence du concept (le carburant des vélosophes). Troisième étape : se débarrasser du superflu et remonter le tout dans un nouveau sens. Le résultat? Un modèle minimaliste sans chaîne, se limitant pour ainsi dire à un guidon, deux roues et deux barres. On en oublierait presque la selle, tellement elle est discrète. Notre vélosophe américain n’avait-il pas raison en affirmant que « l’art du design est de parvenir à modifier la perception des choses »? Joli, monsieur Joey.

Le vélo Inner City Bike du designer industriel américain Joey Ruiter.