Archives de janvier, 2012

Depuis tout petit, l’artiste californien Todd Barricklow est fasciné par les vélos. Admiratif de ces engins à deux roues, il passe des heures, pour ne pas dire des mois, à concevoir des machines d’un autre temps. Des vélos d’acier aux roues aussi grandes que son imagination. Et tout roule, comme sur des roulettes. Enfin, sur des rails, car ses créations sont d’abord prévues pour fonctionner en mode draisine (vélo sur rail). Depuis quelques années, notre artiste participe avec ses inventions à une course de machines propulsées à la force des jambes… sur rails. Après l’événement annuel, Todd adapte ses modèles (grands-bis et autres curiosités inspirées du genre) pour goûter aux joies de la conduite sur route. Mais très vite déjà, il se remet à cogiter pour l’édition suivante. Entre deux cogitations, il partage son rêve avec le grand public lors de parades. Le plus souvent avec ses potes du Fun Bike Unicorn Club, un collectif d’inventeurs et de bricoleurs de vélos en tous genres qui tentent de canaliser leur créativité autour d’une bonne bière. Comme dirait le vélosophe : « Grand-bi(en) leur fasse ». Et merci pour le spectacle!

NB : pour ceux qui se demandent comment Todd transporte son espèce de double grand-bi, la réponse est proposée en photo.

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La pratique du vélo constitue-t-elle une menace pour la fertilité? La question a longtemps fait débat. Dès la fin des années 1890, d’éminents professeurs de médecine ont rivalisé de créativité pour étayer leurs thèses respectives. A l’aide d’arguments scientifiques irréfutables, les uns condamnaient la bicyclette tandis que les autres en démontraient tous les bienfaits pour la tonicité des organes (reproducteurs et autres). Le débat fut tellement fertile que quelques hommes politiques l’ont même porté au parlement. Il en allait il est vrai de l’avenir de la nation. Un bon siècle plus tard, le vélosophe peut rassurer les derniers sceptiques : la pratique de vélo favorise la natalité! J’en veux pour preuve cette expérience danoise des plus concluantes. Pour sensibiliser le grand public au don de sperme, la Banque du sperme européenne a imaginé d’utiliser un… vélo. Répondant avant tout à une volonté de trouver un moyen de transport respectueux de l’environnement pour assurer les transferts entre cliniques de Copenhague, l’initiative a aussi eu le mérite de redonner (en)vie au don de soi. Pour la petite histoire, le vélo est un modèle Bullitt de Larry vs Harry adapté et équipé d’un compartiment de réfrigération. De l’avis des responsables du projet, le ‘sperm bike’ (qui fait tout de même 2,9 mètres de long) se faufile aisément dans la circulation.

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Chez les Sano, le bois on connaît. La fibre se transmet depuis huit générations. Cette famille japonaise est en réalité spécialisée dans la construction navale en bois. Mais Sueshiro Sano avait envie de repousser encore un peu ses limites. Et un peu aussi celles du matériau bois. Alors, il s’est mis en tête de construire un vélo en acajou. Du cadre au guidon en passant par la fourche, la selle et même les roues. Mais ne vous y trompez pas, cette oeuvre d’art n’est pas destinée au simple plaisir des yeux. Elle roule vraiment. Un cyclotouriste amateur a déjà pris part à plusieurs compétitions avec ce petit bijou d’acajou. Je crois que je sens quelques petits jaloux…

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Parti à la découverte de Shanghai à vélo, le photographe français Alain Delorme trouve « l’idée clic » en voyant défiler les vélos chargés de cargaisons impossibles. Super héros aux yeux des Occidentaux, ces porteurs de totems des temps modernes sont des immigrants que les Shanghaiens ne veulent pas voir, alors qu’ils sont partout en ville. Pour pointer du doigt la société de consommation made in China et inciter une réflexion sur le phénomène, l’artiste se met à pister les tours de babioles. Au propre comme au figuré, il accumule les clichés et les chargements. De retour au pays, l’adepte de la réalité augmentée passe des mois à retravailler ses prises de vues. Léchées, les images de porteurs chinois se font de plus en plus alléchantes. Pour que le public adhère davantage au message. Objectif réussi puisque l’exposition ‘Totems’ ne cesse de faire parler d’elle. Moralité de sa vélosophie? Avec Photoshop comme avec la Chine, tout est possible!

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De tout temps, l’homme a rêvé de voler. D’Icare à Léonard de Vinci, nombreux sont les esprits créatifs à s’être inspirés du vol des oiseaux pour imaginer les constructions les plus folles. Dans le meilleur des cas, ces doux rêveurs ont pu planer une fraction de seconde, le temps que leur a généreusement laissé l’apesenteur avant de briser leur rêve. Et souvent aussi un bras et/ou une jambe. Cela n’a toutefois pas refroidi Todd Reichert, un étudiant de l’Institut d’études aérospatiales de l’Université de Toronto (UTIAS, au Canada), à se lancer lui aussi dans l’aventure. Non content de relever le défi, il a signé un record du monde du plus long vol en ornithoptère à propulsion humain (l’ornithoptère est le nom donné à ces machines qui volent grâce à un battement d’ailes comme les oiseaux). De ses propres ailes et de ses propres… mollets car c’est en pédalant qu’il a actionné le battement d’ailes de son très majestueux Snowbird de 32 mètres d’envergure!
Mention spéciale du vélosophe pour la vidéo de ses 19,3 secondes et 145 mètres de vol.

L'ornithoptère Snowbird de Todd Reichert, ou comment voler à la force des mollets (crédit photo Sean Robertson).