Archives de novembre, 2012

Pour monsieur Tout-le-monde, un casque de vélo c’est avant tout une question de sécurité. Pour les cyclistes professionnels, un casque c’est avant tout une question de performance. Dans les deux cas, les différences entre un bon et un mauvais modèle peuvent être énormes et entraîner des conséquences bien dommageables. En tant que sponsor de l’équipe Lotto-Belisol, le fabricant belge de casques de vélos Lazer Sport a lancé un projet de recherche ambitieux : concevoir le casque de contre-la-montre le plus rapide du marché. D’accord, du point de vue linguistique, le choix du mot ‘rapide’ n’est pas le plus approprié (un casque ne pédale pas), mais du point de vue technologique, ‘rapide’ est presque un euphémisme. L’équipe du designer industriel Alvaro Navarra, responsable de la cellule recherche et développement de Lazer Sport, a planché sur un modèle capable de gagner plusieurs secondes sur les meilleurs modèles concurrents. Après un an de recherche design, d’engineering, d’analyse aérodynamique, de prototypage et d’essais sur piste en situations réelles, le verdict est tombé : le gain par rapport au casque le plus performant du marché est de l’ordre de 2 à 4 watts, ce qui correspond à pas moins de 2 secondes sur 7 km (distance d’un prologue), 12 secondes sur 40 km et 29 secondes sur 100 km! Impressionnant, non? Ce qui explique une telle performance? Un savoir-faire et l’addition d’une multitude de petits détails. Le casque WASP – qui signifie WA(tt) S(aving) P(erformance) – présente par exemple une toute petite section frontale. Très proche du visage sur les parties latérales, il empêche aussi toute entrée d’air via son écran courbe. Quant à la géométrie supérieure, elle réduit la résistance à l’air pour un meilleur flux aérodynamique. Ce petit bijou technologique, qui aura coûté quelque 300.000 euros, a été utilisé pour la première fois lors du dernier Tour de France. A mon avis, que vous soyez vélosophe ou pas, vous ne regarderez plus jamais un casque de vélo de la même manière.

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Qu’il est bien loin le temps où il fallait lâcher le guidon et baisser la main sur le cadre du vélo pour changer de vitesse. A une époque, le déplacement des manettes vers le guidon avait révolutionné le monde du vélo. Un peu plus tard, vers la fin des années 2000, l’arrivée du dérailleur électrique de Campagnolo allait elle aussi avoir l’effet d’une bombe. On pensait être quitte pour un bout de temps avant de voir débarquer l’innovation suivante dans le domaine mais c’était sans compter sur l’émergence du smartphone. Voici quelques jours, Cambridge Consultants a dévoilé une application qui prend automatiquement en charge le changement de vitesse sans que vous ne deviez actionner quoi que ce soit. Il vous suffit d’introduire la fréquence de pédalage souhaitée pour votre entraînement sur votre smartphone et l’app règle tout pour vous. Le système fonctionne sur base du Di2 électrique de Shimano, d’un capteur de rotation de roue et d’un capteur de fréquence de pédalage. Les données collectées par les différents capteurs sont transmises par Bluetooth et traitées à l’aide d’un algorythme qui compare en permanence la vitesse et la fréquence de pédalage. Dès que le rapport s’écarte du paramètre idéal, l’application change de vitesse. Bref, chers vélosophes, plus besoin de mains avec le vélo de demain!

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L'app de Cambridge Consultant, pour les cyclistes qui en ont marre de changer de vitesse manuellement.

L’app de Cambridge Consultant, pour les cyclistes qui en ont marre de changer de vitesse manuellement.

A quoi tient une vocation? Une révélation, un hasard, une étincelle? L’inspiration, le jeune Néerlandais Arnolt van der Sman l’a trouvée en lisant un article sur un artiste italien réalisant des vélos en bois (Magni Vinicio). Etudiant en ébénisterie, l’adolescent se passionne pour son art et rêve de ses propres vélos. Pour son travail de fin d’études, il réalise un beachcruiser avec un maximum d’éléments en bois. Une fois son diplôme en main, il se prend à rêver d’un stretched cruiser. Il lui faudra quatre ans pour que le projet passe du croquis à la production. Au fil des réalisations, ses cadres gagnent en simplicité et sa maîtrise du matériau bois lui permet progressivement de réduire ses coûts de production. Ne manquant pas d’idées, il espère bien continuer d’élargir sa collection avec le temps. Nul doute que les adeptes du vintage apprécieront son style rétro. Pour les vélosophes qui trouveront dans cet article une révélation, sachez qu’il travaille avec du frêne et du hêtre, tant pour leurs propriétés esthétiques que mécaniques.

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Ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé. Comme tout bon cycliste (ou vélosophe) qui se respecte, vous avez certainement déjà crevé. Et comme par hasard, ce jour-là, vous avez bien entendu oublié votre kit de réparation, vos rustines et/ou votre pompe. D’ici quelques années, ce genre de mésaventure pourrait bien appartenir au passé. Un designer américain du nom de Brian Russell vient en effet de mettre au point un concept de pneu anti-crevaison pour VTT. Les mauvaises langues diront que son pneu est déjà troué de partout. Blague à part, il a remplacé la chambre à air par une structure alvéolée en matériau composite recouverte de caoutchouc. Comme il n’est pas possible de régler la pression de ses pneus, l’inventeur prévoit de pouvoir ajuster la structure pour adapter le rendu et les sensations en fonction de la nature du terrain. Au vu des premiers tests du prototype de la société Britek, l’Energy Return Wheel (ERW) semble être promise à une production industrielle à terme. Découvrez la vidéo de ce pneu original.

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L'Energy Return Wheel, un pneu anti-crevaison pour VTT.

L’Energy Return Wheel, un pneu anti-crevaison pour VTT.