Archives de avril, 2013

Il y a tout juste vingt ans, en 1993, quelques ingénieurs de la société néerlandaise IDbike se lancent dans un projet fou : concevoir un vélo capable de battre le record de vitesse sur piste. A la recherche de la position la plus aérodynamique, ils trouvent leur inspiration en voyant une course de patinage de vitesse sur glace, une discipline reine aux Pays-Bas. Pourquoi ne pas garder la position des patineurs et dessiner un vélo qui permette de pédaler dans cette posture? Les concepteurs font preuve d’une créativité impressionnante. Ils déplacent le guidon derrière la selle (!) et aménagent un support ventral. Les résultats sont bluffants. Les tests réalisés avec un prototype révèlent un gain de 15% en termes de pénétration dans l’air. Alors que les vélosophes bouclent leurs préparatifs de tentative de record de vitesse, l’Union cycliste internationale modifie son règlement d’homologation des records. Enorme vent contraire, les bonzes de l’UCI décrètent que la position du patineur n’est plus réglementaire. Il n’en fallait pas plus pour que les sponsors abandonnent immédiatement le projet. Et par la même occasion un joli rêve aussi. Aujourd’hui, Bas d’Herripon, l’un de ses concepteurs, me confie que le prototype de son Aerobike continue de prendre la poussière. Dommage, non?

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Le vélo Aerobike conçu par la société néerlandaise IDbike pour battre le record de vitesse sur piste

Le vélo Aerobike conçu par la société néerlandaise IDbike pour battre le record de vitesse sur piste.

 

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Mais qu’a-t-il bien pu se passer dans la tête de cet inventeur pour imaginer un tel vélo-squelette? Quand on est fasciné par le processus créatif, la question vous taraude forcément. Et là, malheureusement, je suis tombé sur un os. Pas moyen de trouver trace de ce vélosophe. Pas possible de lui poser la question (n’hésitez pas à me faire signe si vous le connaissez). D’où lui est venue cette idée saugrenue : une visite au musée des sciences naturelles? un conflit avec son ostéopathe? une trouvaille archéologique? A moins qu’il ne recherchait tout simplement un antivol original pour ne plus se faire voler son vélo hollandais tous les deux mois. Quoi qu’il en soit, faut tout de même lui reconnaître une certaine créativité, voire une créativité certaine. On appréciera notamment le souci du détail (anatomique) et… un nez fin pour la recherche d’une aérodynamique performante. Son originalité méritait bien qu’on lui lève un verre(tébré)!

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Le vélo-squelette d'un as des os.

Le vélo-squelette d’un as des os.

Un tube le vélo Viks?

Publié: 3 avril 2013 dans design
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On ne travaille jamais aussi bien que pour soi-même. Visiblement, la formule est universelle. Fabricant de cadres et de roues de vélos en fibre de carbone, le designer estonien Indrek Narusk rêvait de son propre vélo. Fait maison. A la recherche des courbes idéales, il griffonne et gomme. Après son carnet de croquis, c’est à présent son carnet de commandes qui se remplit. Car la géométrie de la tuyauterie (ou du cadre, c’est selon) a séduit l’entourage et les clients du vélosophe. A tel point que, toujours à l’état de prototype, une première série de quelques exemplaires du Viks (c’est son nom) vient d’être produite par Velonia pour répondre à la demande de clients. Composé de deux tubes d’acier parallèles connectés en trois points (selle, potence et pédalier), le cadre du vélo n’hésite pas à prendre certaines libertés par rapport aux standards classiques. Une audace digne des as car le résultat final est plutôt bien réussi. Et vous, votre vélo, c’est pour quand?

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Le vélo Viks du designer estonien Indrek Narusk, de Velonia.

Le vélo Viks du designer estonien Indrek Narusk, de Velonia.