Archives de septembre, 2014

Vélosophe a récemment eu l’occasion de rencontrer le designer du vélo 4C IFD, Antonio Erario, au Centro Stile Alfa Romeo à Turin. Reportage dans les coulisses du centre de design du constructeur automobile italien. Cela fait 16 ans qu’Antonio Erario crée des voitures. Depuis tout petit, le vélo évoque chez lui la liberté. Il en rêvait de ‘son’ vélo. Lorsque son projet de voiture sportive 4C a été validé pour production, le designer a immédiatement transposé la philosophie du design de la voiture dans un vélo. Fait assez rare dans le secteur, les deux projets ont été menés simultanément, presque en parallèle. En véritable passionné, Antonio a décliné les moindres détails pour que le vélo soit l’incarnation la plus pure du concept de la 4C : légèreté, compacité, puissance, sportivité (sans agressivité). Tant dans la silhouette que dans les matériaux (fibre de carbone) ou le nom. Ainsi, le cadre fait clairement référence à la forme du chiffre 4. Il se compose aussi de tubes (creux) en profils en C. Ce choix esthétique a d’ailleurs poussé le designer à renforcer les assemblages à l’aide de câbles d’acier tendus (d’où le nom de 4C IFD, pour Innovative Frame Design). »A ma connaissance, la combinaison des profils et des assemblages est une première » affirme-t-il. « Je voulais que le vélo ait un ADN aussi proche que possible de celui de la voiture et des lignes aussi fluides et sportives ». Pour la production, le groupe Fiat collabore de manière exclusive avec Compagnia Ducale depuis 2006. « Il s’agit d’un partenaire fiable et flexible qui est parvenu à comprendre notre langage et à l’interpréter avec une même passion ». Le mot n’est pas vain, parole de vélosophe. Entièrement produit en Italie, le petit bijou appelé 4C IFD est donc construit et commercialisé par Compagnia Ducale, qui en a déjà vendu une centaine d’exemplaires personnalisés aux quatre coins du monde.

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Antonio Erario, designer du vélo Alfa Romeo 4C IFD, en compagnie de Dorella Gialdi, responsable de la communication chez Compagnia Ducale, au Centro Stile Alfa Romeo à Turin.

Antonio Erario, designer du vélo Alfa Romeo 4C IFD, en compagnie de Dorella Gialdi, responsable de la communication chez Compagnia Ducale, au Centro Stile Alfa Romeo à Turin. (c) Vélosophe

Le Kwiggle Bike est un vélo pliable surprenant qui témoigne d’une grande créativité dans le chef de son inventeur. C’est en voyant Lance Armstrong se mettre en danseuse et lâcher son compatriote Jan Ullrich dans une étape de montage du Tour de France que l’Allemand Karsten Bettin a eu l’idée de concevoir un vélo sur lequel on roulerait en position debout. Selon le vélosophe de Hanovre, le pédalage en position debout serait non seulement plus confortable mais offrirait aussi un rendement supérieur. Karsten bricole son prototype et arrive à la conclusion que son vélo ferait un modèle pliable intéressant. Très vite, il trouve un mode de pliage hyper compact. Replié, son vélo rentre dans un bagage à main pour un voyage en avion. Il fait breveter sa trouvaille. Non content du développement classique des vélos pliables à cause des petites roues, il cogite et finit par trouver un moyen de décupler le développement malgré l’utilisation de petites roues de 8″. Second brevet en poche, Karsten se lance un nouveau défi de taille : rendre son vélo universel en veillant à ce que tant un enfant de 1,20 m qu’un adulte de 1,90 m puissent rouler sur un même modèle de taille unique. Une fois encore, l’inventeur fait preuve de génie. La configuration de l’assise se transforme en moins de 5 secondes pour passer du modèle enfant au modèle adulte ou inversement. Ce concentré de créativité vélosophique est le fruit de 5 années de recherche et sera disponible sur le marché vers mi-2015. En attendant, voici la vidéo de présentation du vélo Kwiggle Bike.

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Replié, le vélo pliable Kwiggle Bike du vélosophe allemand Karsten Bettin se range dans un bagage à main pour un voyage en avion. Le modèle définitif devrait peser entre 6 et 8 kg.

Replié, le vélo pliable Kwiggle Bike du vélosophe allemand Karsten Bettin se range dans un bagage à main pour un voyage en avion. Le modèle définitif devrait peser entre 6 et 8 kg.

Vélo triporteur en bambou

Publié: 5 septembre 2014 dans design
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Et si on cogitait sur un moyen de déplacement non polluant? Au hasard, un vélo. Ou plutôt un tricycle. Allez, un triporteur. Oui, excellente idée, un triporteur. Et on le construirait dans un matériau naturel, histoire de limiter son empreinte environnementale. Le bambou fera parfaitement l’affaire. A quelques détails près, le tour était joué pour les designers français Antoine Fritsch et Vivien Durisotti de l’agence Fritsch-Durisotti. Le duo créatif tenait l’objet innovant qu’il avait rêvé en lançant sa réflexion sur la mobilité du futur : un triporteur en lamellé-collé de bambou avec une nacelle en rotin à l’avant. Vous l’aurez compris, le choix des matériaux n’est pas anodin en termes d’écologie. Des matériaux qu’ils apprécient par ailleurs pour les avoir déjà sublimés à plusieurs reprises dans des projets. Au final, la volonté d’expérimenter des vélosophes a donné vie à un vélo à la fois pratique et esthétique. Très réussi. D’autant plus que le concept est modulable selon les souhaits du cycliste. Au besoin, la nacelle qui peut accueillir tant des enfants que des marchandises est en effet remplaçable par un autre module.

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Vélo triporteur en lamellé-collé de bambou avec nacelle en rotin des designers français Antoine Fritsch et Vivien Durisotti. (photo : Fritsch-Durisotti)

Vélo triporteur en lamellé-collé de bambou avec nacelle en rotin des designers français Antoine Fritsch et Vivien Durisotti. (photo : Fritsch-Durisotti)