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Un vélo en bois venu de Grèce

Publié: 31 octobre 2014 dans design
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Et si on construisait un vélo en bois? Quand on touche du bois depuis plusieurs générations et qu’on est issu d’une famille de menuisiers et d’ébénistes, la voie du rêve est forcément beaucoup plus courte. Il aura finalement fallu deux ans de recherche et de tests aux frères Lekowitsi et à l’architecte et designer Nikolaos Kalfoglou pour mettre au point et commercialiser leurs vélos Castor. Réalisés en lamellé-collé, leurs cadres de vélo combinent le frêne, pour ses propriétés mécaniques, et une espèce de bois plus sombre, pour le contraste esthétique. Selon les goûts du client, il peut s’agir d’acajou, de wengé ou de padouk. Leurs vélos se déclinent en trois modèles (course, trekking et MTB) et sont garantis deux ans sur le cadre et la finition. Sachez aussi que les cadres sont proposés nus ou montés (Shimano) et peuvent être personnalisés avec une gravure d’un nom ou d’un logo. Bon, eh bien il ne vous reste plus qu’à choisir. Alors, acajou, wengé ou padouk? Si vous vous interrogez sur le nom ‘Castor’, ne cherchez plus, la menuiserie familiale est installée dans la ville de Kastoria, dans le nord de la Grèce.

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C’est vers 1870 que le grand-bi a vu le jour. Partant du principe que plus la roue est grande, plus la distance parcourue en un coup de pédale est importante, des petits malins en quête de records de vitesse transforment leur vélocipède en grand-bi. Les records ne tardent pas à tomber, tout comme les cyclistes d’ailleurs. D’après les récits d’époque, rares sont les cyclistes à ne pas avoir piqué du nez en freinant trop brusquement. Vu la quantité d’accidents causés, le grand-bi ne restera qu’une petite dizaine d’années sur le devant de la scène cycliste. Cela ne l’empêche toutefois pas de rentrer dans la grande histoire du vélo et de compter de nombreux inconditionnels, comme Zdenek Mesicek. Passionné par le design du grand-bi, Zdenek a appris à les fabriquer via son papa. Depuis 23 ans, il peaufine sa technique et son expertise est désormais reconnue bien au-delà des frontières de sa République Tchèque. « Avant la Révolution de velours, il n’était pas possible de lancer sa propre entreprise », explique-t-il. « Dès que l’interdiction fut levée, j’ai commencé à fabriquer et rénover des vélos historiques et des répliques de bicyclettes en tous genres ». Sa galerie de réalisations est impressionnante. Mettant un point d’honneur à soigner les moindres détails, le vélosophe tchèque fabrique même ses selles en cuir. Aujourd’hui, il affirme lui falloir environ 300 heures de travail pour construire un grand-bi de A à Z. Il en produit une quarantaine par an, entièrement sur mesure. Si l’aventure vous tente, sachez qu’il vous faudra patienter au minimum un an car son carnet de commandes affiche complet pour les 12 prochains mois. Si c’est la perspective de la chute qui vous rebute, n’ayez crainte, Zdenek vous apprendra à rouler et même à descendre de là-haut en toute sécurité.

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Le vélosophe tchèque Zdenek Mesicek fabrique et restaure des grands-bis, des vélos historiques et des répliques de bicyclettes en tous genres.

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