Archives de octobre, 2016

L’artisan italien Luca Agnelli (Agnelli Milano Bici) est fasciné par les canons de beauté d’un temps révolu. Spécialisé dans la customisation de vélos, il récupère les réservoirs de mobilettes pour fabriquer des vélos électriques et y intégrer la batterie. Ses vélos, volontiers rétro, sont à chaque fois des pièces uniques. Récemment, notre esthète vélosophe a réalisé un nouveau vélo d’un tout autre style mais tout aussi original : un vélo électrique mariant un triporteur Doniselli de 1929 avec le museau d’une Citroën 2CV. « Ces deux objets de design sont pour moi des icones », m’explique Luca Agnelli. « L’étape la plus complexe a été de retravailler le museau pour arriver à des proportions adaptées au triporteur. Les faces latérales ont elles aussi nécessité de nombreuses heures de travail ». Doté d’une assistance électrique, le triporteur offre un coffre avantageux et multifonctionnel. Quant aux phares, ils sont également fonctionnels. Plusieurs candidats ont manifesté leur intérêt d’acquérir ce vélo d’exception mais le restaurateur italien se donne encore le temps de la réflexion. Qui a dit que vélo et voiture ne faisaient pas bon ménage?

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Ce vélo de Luca Agnelli combine un triporteur Doniselli et un museau de Citroën 2CV.

Ce vélo de Luca Agnelli combine un triporteur Doniselli et un museau de Citroën 2CV.

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Au début des années 80, Luc Geiser entreprend de construire un dirigeable à pédales pour traverser la Manche. Malheureusement, le jeune aventurier décède dans un accident de plongée avant la tentative de l’exploit. Vingt ans plus tard, Stéphane Rousson rêve d’un projet similaire. Durant ses recherches, il découvre l’aérostat à propulsion musculaire de Luc. Stéphane le rachète, le remet en état et le modifie. En 2016, une chaîne de télévision britannique lui propose de relever le défi de traverser la Manche avec une star anglaise pour les besoins d’une émission. Il reconstruit une nouvelle nacelle avec des hélices plus performantes. Le ballon à propulsion humaine Zeppy est constitué d’une base de vélo dont le guidon est doté de deux grands bras indépendants reliés à des hélices. En une génération, le bond technologique est tel (aérodynamisme, profils d’hélices, roulements des renvois d’angle, …) que le vélo dirigeable passe de 5 à 13 noeuds. Si les médias sont sans cesse en quête de performances et d’exploits, notre vélosophe volant me confie que c’est avant tout le plaisir de voler à la propulsion musculaire qui le grise. « Vu la spécificité des conditions météorologiques requises pour naviguer, le dirigeable à pédales n’a aucun avenir en termes de transport », dit-il. « Les performances pourraient encore être améliorées mais mes aventures en Zeppy ne sont qu’un exercice de style pour comprendre la logique de la faible puissance et tenter de l’appliquer à d’autres technologies. Les gens imaginent qu’il suffit de pédaler pour avancer mais, contrairement aux apparences, il est extrêmement complexe de piloter un tel ballon, surtout lorsque le vent n’est pas favorable ». Pour l’heure, notre cycliste de haut vol est à la recherche de partenaires financiers pour relancer un projet d’envergure. A bon entendeur…

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Stéphane Rousson à bord de son premier Zeppy utilisé pour la traversée de la Manche.

Stéphane Rousson à bord de son premier Zeppy utilisé pour la traversée de la Manche.

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