Articles Tagués ‘bicyclette’

Roger Wéry est une encyclopédie de l’histoire du vélo. Depuis tout petit, il est fasciné par le cycle sous toutes ses formes. De bicyclette en bicyclette, il a accumulé de nombreuses belles pièces de collection (draisiennes, grands-bis, triplette de 1930, vélos de l’armée, vélo à pignon qu’on inverse dans les côtes, …). A tel point qu’il a fini par ouvrir un musée pour partager sa passion avec le plus grand nombre. Initialement situé à Huccorgne, son musée du cycle a déménagé à Ampsin, dans l’entité d’Amay (près de Huy, Belgique). Vu ses origines, sa collection fait surtout la part belle aux cycles liégeois, mais pas uniquement. Saviez-vous par exemple que le vélo sans chaîne à cardan est une invention belge de la FN Herstal? Intarissable, le conservateur du musée enchaîne les anecdotes croustillantes tout au long de la visite. « Le problème est que je ne vivrai jamais assez longtemps pour rénover tous les vélos qui m’attendent encore dans mon atelier », déclare Roger Wéry, qui taquine encore du grand-bi du haut de ses 74 printemps. Et lorsqu’il n’est pas dans son atelier ou en visite guidée au musée, notre vélosophe anime le club ‘Huy Grands Cycles’, qui rassemble une trentaine de joyeux lurons passionnés de vélos anciens. Bref, un personnage et un musée à découvrir pour tous les amateurs de vélo!

Musée du cycle d’Amay (suivre fléchage ‘Les Maîtres du feu’), Rue de Bande, 5 à 4540 Ampsin (Amay), +32 85 24 04 17

Découvrez 10 photos du musée sur la page Facebook de Vélosophe

Roger Wéry, le conservateur du musée du cycle d'Amay, en région liégeoise (Belgique).

Roger Wéry, le conservateur du musée du cycle d’Amay, en région liégeoise (Belgique), en compagnie d’un jeune visiteur (fils de vélosophe).

Publicités

C’est vers 1870 que le grand-bi a vu le jour. Partant du principe que plus la roue est grande, plus la distance parcourue en un coup de pédale est importante, des petits malins en quête de records de vitesse transforment leur vélocipède en grand-bi. Les records ne tardent pas à tomber, tout comme les cyclistes d’ailleurs. D’après les récits d’époque, rares sont les cyclistes à ne pas avoir piqué du nez en freinant trop brusquement. Vu la quantité d’accidents causés, le grand-bi ne restera qu’une petite dizaine d’années sur le devant de la scène cycliste. Cela ne l’empêche toutefois pas de rentrer dans la grande histoire du vélo et de compter de nombreux inconditionnels, comme Zdenek Mesicek. Passionné par le design du grand-bi, Zdenek a appris à les fabriquer via son papa. Depuis 23 ans, il peaufine sa technique et son expertise est désormais reconnue bien au-delà des frontières de sa République Tchèque. « Avant la Révolution de velours, il n’était pas possible de lancer sa propre entreprise », explique-t-il. « Dès que l’interdiction fut levée, j’ai commencé à fabriquer et rénover des vélos historiques et des répliques de bicyclettes en tous genres ». Sa galerie de réalisations est impressionnante. Mettant un point d’honneur à soigner les moindres détails, le vélosophe tchèque fabrique même ses selles en cuir. Aujourd’hui, il affirme lui falloir environ 300 heures de travail pour construire un grand-bi de A à Z. Il en produit une quarantaine par an, entièrement sur mesure. Si l’aventure vous tente, sachez qu’il vous faudra patienter au minimum un an car son carnet de commandes affiche complet pour les 12 prochains mois. Si c’est la perspective de la chute qui vous rebute, n’ayez crainte, Zdenek vous apprendra à rouler et même à descendre de là-haut en toute sécurité.

Découvrez d’autres infos vélosophiques sur la page Facebook de Vélosophe.

Le vélosophe tchèque Zdenek Mesicek fabrique et restaure des grands-bis, des vélos historiques et des répliques de bicyclettes en tous genres.

Le vélosophe tchèque Zdenek Mesicek fabrique et restaure des grands-bis, des vélos historiques et des répliques de bicyclettes en tous genres.

Sans doute ne connaissez-vous pas le peintre suédois Per-Inge Isheden. L’une de ses spécialités consiste à réaliser des portraits imbriquant le portrait dans le décor et… le décor dans le portrait. Bref, des peintures ‘2 en 1’, un peu comme un hologramme qui révélerait simultanément ses deux images. Un mélange d’illusion d’optique et de réalisme pour le moins surprenant. Que pensez-vous de ce John Lennon?

NB : Heureusement que l’artiste a eu l’excellente idée d’intégrer une bicyclette dans son oeuvre pour que le vélosophe puisse vous la faire découvrir :)

Portrait de John Lennon par Per-Inge Isheden ('In my life, autumn version')