Articles Tagués ‘trike’

Pour Tyler Hadzicki et son père ingénieur, le but était simplement de s’amuser avec un vélo fun. A force d’expérimenter avec un siège, un guidon, des pédales et trois roues, les vélosophes californiens ont breveté un trike original. A première vue, leur invention se pilote comme un vélo couché classique. A première vue uniquement, car le père et le fils ont eu la brillante idée d’aménager deux poignées permettant de bloquer les petites roues arrière (dignes d’un chariot de supermarché). Grâce à cette astuce, le vélo peut se transformer à tout moment en savonnette capable des pires pirouettes. Pas étonnant dès lors que le projet Onda Cycle ait récolté un tel succès (à faire tourner la tête, diront certains) sur le site de financement participatif Kickstarter il y a quelques années. Depuis, la production tourne à plein régime sous le label Leaux Racing Trike. Alors, on va faire un tour?

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Lancé sous le nom d'Onda Cycle, ce vélo couché fun de Tyler Hadzicki et son père est désormais commercialisé sous le nom de Leaux Racing Trike.

Lancé sous le nom d’Onda Cycle, ce vélo couché fun de Tyler Hadzicki et son père est désormais commercialisé sous le nom de Leaux Racing Trike.

 

Il était une fois un architecte bruxellois qui voulait remettre en question nos pratiques et modes de vie. Son monde idéal? La cité végétale. Toute sa vie, Luc Schuiten a cherché à ouvrir de nouvelles perspectives vers d’autres possibles qui pourraient être expérimentés. Sa réflexion sur les modes de déplacement plus durables l’a naturellement mené au vélo, qu’il n’hésite pas à qualifier de ‘merveille d’une efficacité redoutable’. Toutefois, pour que le vélo remplace la voiture dans nos villes, plusieurs améliorations sont nécessaires. Luc a donc planché sur le chaînon manquant entre le vélo et la voiture : le tricyclopolitain. « L’engin devait rester attractif et fun pour susciter l’intérêt », explique Luc Schuiten. Son vélo amélioré est doté de trois roues, d’une assistance électrique et d’une coque pour se protéger de la pluie. Avec l’aide d’un atelier vélo de Strasbourg (Wheel’e) pour le travail mécanique et d’un ébéniste liégeois pour la coque en bois (Karl Theiss), Luc a fabriqué un premier prototype, toujours en cours de perfectionnement. La prochaine étape consistera à fabriquer les prototypes des deux autres versions (cargo et rosalie/cuistax). Plusieurs mairies auraient déjà manifesté de l’intérêt pour le projet. Au-delà de ce tricyclopolitain, notre créatif vélosophe a mené plusieurs autres projets inspirés du vélo comme le twike (vélo couché caréné qu’il utilise au quotidien dans Bruxelles) ou le cyclo. Pour lui, la créativité c’est se donner la chance de vivre dans un monde qui nous est le plus proche, créer pour être en phase avec sa vision d’un monde durable. Pas étonnant dès lors que sa démarche s’inscrive dans l’open source, car son fil rouge reste de mettre à disposition de bonnes idées qui peuvent en inspirer d’autres.

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Rayon bonnes idées, Luc Schuiten a équipé son twike d’un klaxiphone, une version beaucoup plus fun du klaxon. A chaque activation, son vélo produit le bruit du cheval au galop, d’une locomotive à vapeur, d’une corne de brume ou d’un passage à niveau. « Ces bruits surprennent dans la circulation, amusent les gens et suscitent la sympathie, une piste intéressante à explorer dans la communication avec autrui », me confie-t-il. Qu’en dites-vous? Surprenant, non?

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Les cyclistes amateurs de Jurassic Park vont adorer! Votre dévoué vélosophe a découvert une nouvelle espèce de dinosaure lors de fouilles archéologiques sur le web : un Tyrannosaurus Rex sur roues. Selon son fabricant, un ingénieur américain de Portland (Oregon) qui aime bricoler des vélos, il s’agirait du seul squelette de dinosaure réanimé par les mystères de la technologie. On aurait pu s’attendre à un vélociraptor, mais l’homme est probablement tombé sur un os. En tout cas, du haut de ses 2,5 m, l’art bike ‘Sue’ ne passe pas inaperçu lors des parades à vélo. Fidèlement reproduit en termes de proportions, le vélo-dino est aussi articulé : il peut en effet tourner la tête et ouvrir la mâchoire. Malgré les nombreux mois de travail engloutis dans la construction de ce trike original, son père spirituel qui ne cherche pas la célébrité a décidé de le mettre en vente. Nul ne sait si Steven Spielberg est déjà sur le coup. Quoi qu’il en soit, le budget de 2000 $ reste raisonnable si le dino-boulot-dodo vous tente…

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Vélo trike en forme de squelette de dinosaure. Les plus perspicaces auront reconnu le Tyrannosaurus Rex.

Vélo trike en forme de squelette de dinosaure. Les plus perspicaces auront reconnu le Tyrannosaurus Rex.

Etudiant en génie mécanique au Canada, Patrick Simard est aussi un amateur de vélo de montagne (VTT). Au moment de choisir son projet final d’études, sa passion a pris le dessus et l’étudiant s’est lancé dans la conception d’un vélo à 3 roues (trike). Son cégep (collège d’enseignement général et professionnel) avait déjà tenté la même aventure avec d’autres étudiants il y a quelques années. Fort de cette expérience, le professeur a initié une rencontre avec le designer industriel Michel Dallaire (inventeur du Bixi, le vélo en libre circulation introduit à Melbourne, New York, Londres, …) et modifié le challenge pour arriver à un résultat plus abouti et fonctionnel. Cette fois, plus question de travailler en aluminium, Patrick devait réaliser un châssis de vélo avec un tube unique et le moins de soudures possibles. Par ailleurs, le vélo devait être ergonomique et ajustable. « Dans le domaine des vélos à 3 roues, rares sont les fabricants à travailler avec 3 roues suspendues », explique le futur ingénieur. « La plupart du temps, il n’y a qu’une suspension arrière. Pour accroître le confort et les sensations de conduite, nous avons développé une suspension à l’avant. La réalisation de cette suspension avant, à combiner avec le système de direction, a été un sacré défi car nous avons dû prendre en compte la déformation qu’allait engendrer le travail des amortisseurs ». A ce jour, quelques détails doivent encore être peaufinés, mais le vélosophe canadien nous apprend qu’une production de 15 vélos full suspension est envisagée. L’école compte aussi utiliser ce vélo pour attirer davantage d’étudiants dans le programme de génie mécanique. Croisons les doigts pour que ce projet scolaire devienne un cas d’école!

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102 ans après la victoire de Roald Amundsen sur Robert Falcon Scott dans la conquête du Pôle Sud, l’Antarctique vient de vivre une nouvelle course épique. Cette fois, les aventuriers étaient à vélo. Et au nombre de trois. Après 10 jours d’efforts sur une distance d’environ 650 km, c’est finalement la Britannique Maria Leijerstam (35 ans) qui est entrée dans l’histoire ce 27 décembre 2013. Habituée des courses de l’extrême, Maria a déjà plusieurs épreuves de référence à son actif, comme le Marathon des Sables (6 marathons à courir en 7 jours dans le Sahara) ou encore la Siberian Black Ice Race (une course d’environ 600 km par des températures de -40°C sur le lac Baïkal). La réussite de son dernier exploit est le résultat d’un travail d’équipe d’environ deux ans. Tous les détails ont été analysés dans les moindres détails. Ainsi, vu la force du vent en Antarctique, l’athlète a par exemple opté pour un vélo couché. Et pour combiner cette position plus aérodynamique à une plus grande stabilité sur la neige à faible vitesse, l’équipe de Inspired Cycle Engineering, une société basée dans les Cornouailles, a travaillé sur un modèle à trois roues (et pneus larges). Bravo à toute l’équipe pour ce trike de collection – baptisé PolarCycleTM – et à Maria pour cet exploit digne du grand livre des vélosophes. Les amateurs d’expéditions polaires retrouveront le fil de l’aventure sur le blog de White Ice Cycle.

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L'aventurière britannique Maria Leijerstam a atteint le Pôle Sud à vélo avec son trike PolarCycle.

L’aventurière britannique Maria Leijerstam a atteint le Pôle Sud à vélo avec son trike PolarCycle.

Le bambou, il en connaît un bout. Alors qu’il était étudiant en art, design et architecture à la Monash University de Melbourne (Australie), Alexander Vittouris planche sur un trike bike en bambou. Son objectif est de démontrer le potentiel du matériau comme élément constructif. A l’époque, il combine la fibre de bambou à une résine pour mouler l’ossature de son vélo BamTrike (première photo). Le projet expérimental attire l’attention des médias mais l’étudiant reste convaincu qu’il peut encore aller plus loin. Quelques années plus tard, il découvre d’autres méthodes plus durables d’utiliser le bambou. L’idée est simple : ‘préformer’ et ‘préfabriquer’ le matériau pendant la croissance de la plante. Il suffisait d’y penser. De la sorte, le vélosophe australien produit des formes complexes d’une seule pièce. Un moyen créatif de réduire le nombre d’assemblages – points faibles par définition – et de gagner en esthétisme (seconde photo). Quelque chose me dit que le doctorant à la Melbourne School of Land and Environment de l’Université de Melbourne n’est pas encore au bout de ses créations en bambou. A suivre…

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Vélo en fibre de bambou et résine de l'Australien Alexander Vittouris.

Vélo en fibre de bambou et résine de l’Australien Alexander Vittouris.

Vélo en bambou 'pré-moulé' pendant la croissance de la plante. Projet de recherche de l'Australien Alexander Vittouris.

Vélo en bambou ‘pré-moulé’ pendant la croissance de la plante. Projet de recherche de l’Australien Alexander Vittouris.

 

Amateur d’aventure et de voyages au long cours, Guillaume Bruyr voulait se lancer dans un projet peu commun. Et comme il est féru de vélo et de technologie, il a jeté son dévolu sur un trip à bord d’un vélo électrique solaire. Après plusieurs études et tests, l’ingénieur en construction est passé de la théorie à la pratique. « Ma formation m’a juste aidé à me poser les bonnes questions », explique-t-il. « Ensuite, il a fallu pas mal cogiter et s’agiter pour trouver les bonnes solutions ». Pour des raisons de stabilité et de confort, il est immédiatement parti sur la piste du trike. L’idée d’une coque ou d’un carénage semblait séduisante, mais le poids de l’embarcation et l’isolement du monde extérieur (peu propice aux belles rencontres) l’ont finalement fait changer d’avis. Au bout du compte, il a préféré une solution ouverte surmontée d’un panneau solaire. « En optant pour un panneau semi-flexible, je suis parvenu à ne pas dépasser 2,3 kg pour mes panneaux solaires, soit 3 fois moins qu’un modèle classique utilisé en toiture. L’énergie produite rechargera une batterie qui alimente un moteur installé dans la roue arrière », ajoute l’aventurier vélosophe. Son objectif? Rejoindre le Kazakhstan au départ de Bruxelles à raison de 100 à 150 km/jour. Pour les amateurs, son Kazak Trike devrait débuter fin juin 2013. A suivre…

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Le trike électrique solaire de Guillaume Bruyr (Kazak Trike)

Le trike électrique solaire de Guillaume Bruyr (Kazak Trike)