Articles Tagués ‘vélo couché’

Pour Tyler Hadzicki et son père ingénieur, le but était simplement de s’amuser avec un vélo fun. A force d’expérimenter avec un siège, un guidon, des pédales et trois roues, les vélosophes californiens ont breveté un trike original. A première vue, leur invention se pilote comme un vélo couché classique. A première vue uniquement, car le père et le fils ont eu la brillante idée d’aménager deux poignées permettant de bloquer les petites roues arrière (dignes d’un chariot de supermarché). Grâce à cette astuce, le vélo peut se transformer à tout moment en savonnette capable des pires pirouettes. Pas étonnant dès lors que le projet Onda Cycle ait récolté un tel succès (à faire tourner la tête, diront certains) sur le site de financement participatif Kickstarter il y a quelques années. Depuis, la production tourne à plein régime sous le label Leaux Racing Trike. Alors, on va faire un tour?

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Lancé sous le nom d'Onda Cycle, ce vélo couché fun de Tyler Hadzicki et son père est désormais commercialisé sous le nom de Leaux Racing Trike.

Lancé sous le nom d’Onda Cycle, ce vélo couché fun de Tyler Hadzicki et son père est désormais commercialisé sous le nom de Leaux Racing Trike.

 

Après 30 ans sans accident, Yvan Forclaz tourne le dos à la moto. Mais pas pour autant aux deux-roues. L’ancien motard s’est en effet mis en tête de confectionner un vélo électrique confortable à piloter avec un joystick. Rien que ça. Et tout en récupération, hormis le moteur et les freins. Matériel de base : un vélo d’enfant, un vieux VTT, une chaise en bois, une poignée de mitigeur, une cornière métallique d’étagère, quelques autres bricoles et… un joystick. Au grand étonnement de notre vélosophe suisse, son Joystick Bike est qualifié d’invention. Yvan fait breveter le concept, qui lui vaut d’ailleurs un prix au salon des inventions de Genève. Malheureusement, malgré divers contacts, aucun industriel ne lui emboîte le pas. »Il est difficile de commercialiser un vélo que personne ne peut piloter », m’explique Yvan. « Le mode de pilotage va à l’encontre de tout ce que notre cerveau a appris depuis que nous sommes petits. Il faut environ 1h30 d’apprentissage avant d’envisager quelques tours de pédale consécutifs sans mettre pied à terre » (pour l’avoir testé, ce n’est pas une vaine parole). N’ayant pas les moyens de prolonger la protection du brevet plusieurs années, l’inventeur fait volte-face : il renonce à la commercialisation de son concept et le propose en open source. Désormais, son nouvel objectif est de créer une communauté d’adeptes du Joystick Bike et de donner envie à un maximum de personnes de fabriquer un vélo couché électrique avec joystick. Ca vous dit? Un petit mail à Yvan (en lui signalant que vous venez de ma part) et il vous envoie les plans.

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Si le vélo est de plus en plus présent dans notre culture, il fait désormais aussi son entrée dans l’agriculture. Avez-vous déjà entendu parler de l’Aggrozouk? Il s’agit du nom un brin plus poétique du bicitractor. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le bicitractor, cette machine à pédales à assistance électrique n’est pas véritablement un tracteur mais bien un porte-outil polyvalent pour travaux agricoles de surface. L’idée est née au Mexique il y a quelques années lors d’une discussion entre des membres de Farming Soul (association de promotion et développement de bicimachines) et des maraîchers locaux. En guise de boutade, un des protagonistes lance qu’il serait amusant de fabriquer un tel engin à pédales, qui présenterait par ailleurs un réel potentiel pour le maraîchage. L’idée a… germé quelques années avant de prendre forme il y a environ un an en Californie. Un premier prototype très rudimentaire est réalisé avec la collaboration de l’atelier de vélo communautaire Bikes Del Pueblo (San Diego). Quelques mois plus tard, une nouvelle version est bricolée dans le Lubéron, puis au POC 21 (un accélérateur de solutions durables et open sources). Il y a quelques jours, les initiateurs sont passés à la vitesse supérieure. Avec l’aide de l’Atelier Paysan (coopérative d’autoconstruction de matériel agricole), ils ont dispensé une formation à quelques maraîchers pour fabriquer 4 nouveaux modèles de l’Aggrozouk. L’objectif est à présent de tester ces machines durant une saison pour les valider par l’usage. D’éventuelles améliorations seront ensuite apportées avant de libérer les plans, car tous ces travaux sont menés en open source. « Les principaux défis ont été de concevoir un modèle à la fois léger, solide et suffisamment puissant avec et sans assistance électrique. La résistance des fourches avant a été un autre casse-tête », m’explique un responsable vélosophe dans l’âme. « Notre volonté est d’arriver à une fabrication la plus aisément reproductible à grande échelle et à moindre coût ». A suivre…

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Sous ses airs de coque en bois, le vélomobile des frères Olivier et Nicolas Chambon dissimule un impressionnant degré de technicité. Les deux ingénieurs bretons passionnés d’aéronautique ont travaillé cinq ans sur leur vélo couché caréné. En s’inspirant du savoir-faire bois développé dans l’aéronautique des années ’50 et l’industrie du ski, les frangins ont appliqué à leur vélomobile les principes aérodynamiques et les techniques de collage et d’assemblage de bois. Un travail d’artisan digne des luthiers. « Nous n’avons rien inventé, juste mené un énorme travail d’engineering. Le coefficient de sécurité de chaque pièce a été calculé pour connaître notre marge de manœuvre et améliorer le modèle au fil des cinq prototypes », expliquent-ils. Et pour ne rien gâcher, ce bijou à pédales a été créé en open source. Les frères ont en effet publié les fichiers en téléchargement sur un forum pour éviter qu’un industriel ne puisse récupérer l’idée et la breveter.

Cet article est également paru dans le magazine canadien Vélo Mag.

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Vélomobile (vélo couché caréné) des frères Olivier et Nicolas Chambon.

Vélomobile en bois (vélo couché caréné) des frères Olivier et Nicolas Chambon.

Le Shweeb est une attraction cycliste qui fait fureur en Nouvelle-Zélande. Cette capsule inspirée d’un vélo couché est suspendue à un monorail et propulsée à l’aide d’un pédalier. Si vous êtes dans un grand jour, vous pouvez tenter de battre le record de vitesse du circuit (une boucle de 200 mètres à parcourir trois fois), les responsables du parc d’aventures Agroventures (à Rotorua) se feront un plaisir de vous remettre la coquette somme de 1000$ si vous y parvenez. Avant de devenir une attraction, le Shweeb a été développé tel un système de transport en commun futuriste et écologique. En 2010, Google avait en effet lancé un appel à ‘idées pour le changement’ et le concept du Shweeb était l’un des 150.000 projets introduits. Jugé comme le plus innovant en matière de mobilité durable, le concept avait terminé parmi les 5 heureux lauréats. Ce titre avait valu aux concepteurs de bénéficier d’un large financement du géant du web pour mener des études de recherche et de développement. C’est ainsi qu’ils ont eu l’idée de décliner le projet original en attraction pour un parc d’aventures. Encore une bonne raison d’envisager des vacances au pays du long nuage blanc…

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Le Shweeb est une attraction cycliste du parc d'aventures Agroventures à Rotorua, en Nouvelle-Zélande.

Le Shweeb est une attraction cycliste du parc d’aventures Agroventures à Rotorua, en Nouvelle-Zélande.

Etudiant en génie mécanique au Canada, Patrick Simard est aussi un amateur de vélo de montagne (VTT). Au moment de choisir son projet final d’études, sa passion a pris le dessus et l’étudiant s’est lancé dans la conception d’un vélo à 3 roues (trike). Son cégep (collège d’enseignement général et professionnel) avait déjà tenté la même aventure avec d’autres étudiants il y a quelques années. Fort de cette expérience, le professeur a initié une rencontre avec le designer industriel Michel Dallaire (inventeur du Bixi, le vélo en libre circulation introduit à Melbourne, New York, Londres, …) et modifié le challenge pour arriver à un résultat plus abouti et fonctionnel. Cette fois, plus question de travailler en aluminium, Patrick devait réaliser un châssis de vélo avec un tube unique et le moins de soudures possibles. Par ailleurs, le vélo devait être ergonomique et ajustable. « Dans le domaine des vélos à 3 roues, rares sont les fabricants à travailler avec 3 roues suspendues », explique le futur ingénieur. « La plupart du temps, il n’y a qu’une suspension arrière. Pour accroître le confort et les sensations de conduite, nous avons développé une suspension à l’avant. La réalisation de cette suspension avant, à combiner avec le système de direction, a été un sacré défi car nous avons dû prendre en compte la déformation qu’allait engendrer le travail des amortisseurs ». A ce jour, quelques détails doivent encore être peaufinés, mais le vélosophe canadien nous apprend qu’une production de 15 vélos full suspension est envisagée. L’école compte aussi utiliser ce vélo pour attirer davantage d’étudiants dans le programme de génie mécanique. Croisons les doigts pour que ce projet scolaire devienne un cas d’école!

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En septembre 2010, des étudiants de deux universités néerlandaises créent une équipe baptisée ‘Human Power Team‘ dans le but de concevoir et de construire un vélo couché aérodynamique capable de battre le record du monde de vitesse. Un an plus tard, ils décrochent le record européen en atteignant 129 km/h. A force de travail, et d’entraînement, le rêve vient de devenir réalité lors du World Human Powered Speed Challenge (WHPSC) annuel, qui s’est tenu en septembre 2013 à Battle Mountain, dans le Nevada (Etats-Unis). Conduit par Sebastiaan Bowier, un développeur produit de BBB Cycling, leur vélo caréné VeloX3 est entré dans l’histoire de la petite reine en poussant l’aiguille du compteur à 133,78 km/h, soit 0,6 km/h de mieux que le record précédent. Une belle performance d’équipe car le développement du vélo a été pris en charge par les étudiants de la Technische Universiteit Delft tandis que la sélection, l’entraînement et l’accompagnement du cycliste tout au long de l’aventure ont été assurés par les étudiants de la Vrije Universiteit Amsterdam. Tout avait été préparé dans les moindres détails, depuis le choix de la technique de production de la monocoque aérodynamique jusqu’à la peinture spéciale issue du monde de la Formule 1. Selon un responsable du projet, la résistance à l’air du VeloX3 est 10 fois inférieure à celle d’un vélo classique. Malgré une préparation minutieuse, les vélosophes de la Human Power Team ont toutefois eu chaud car ce n’est que le dernier jour de l’événement que leurs efforts ont été couronnés de succès. Ne parvenant pas à atteindre la vitesse escomptée, ils ont mené de multiples simulations informatiques grâce auxquelles ils ont détecté que la monocoque se déformait sous la puissance déployée par le cycliste. Une fois le problème résolu, et la météo un peu plus clémente, les membres de l’équipe ont pu crier leur joie dans le désert de l’Ouest américain. Si l’expérience vous dit, ils recrutent actuellement de vaillants mollets pour repousser encore leurs limites l’an prochain.

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Bas de Meijer